Les incontournables

  • Nellie Bly Nouv.

    Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle. Nellie Bly est atteinte de folie. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses " troncs ". Mais de quoi parle-t-elle ? Personne n'arrive à saisir le sens concret de ses propos, car en réalité, tout cela n'est qu'une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l'asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d'y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes.
    Y parvenant avec une facilité déconcertante, elle découvre un univers glacial, sadique et misogyne, où ne pas parfaitement remplir le rôle assigné aux femmes leur suffit à être désignée comme aliénée. L'histoire vraie de la pionnière du journalisme d'investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l'injustice et des persécutions, enrobé d'un graphisme élégant.

  • Bartleby le scribe ; une histoire de Wall Street Nouv.

    New York City, quartier de Wall Street.
    Un jeune homme est engagé dans une étude de notaire. Il s'appelle Bartleby. Son rôle consiste à copier des actes juridiques.
    Les premiers temps, Bartleby se montre irréprochable. Consciencieux, efficace, infatigable, il abat un travail colossal, le jour comme la nuit, sans jamais se plaindre. Son énergie est contagieuse. Elle pousse ses collègues, pourtant volontiers frondeurs, à donner le meilleur d'eux-mêmes.
    Un jour, la belle machine se dérègle. Lorsque le patron de l'étude lui confie un travail, Bartleby refuse de s'exécuter. Poliment, mais fermement. I would prefer not, lui répond-il. Soit, en français : je préfèrerais ne pas.
    Désormais, Bartleby cessera d'obéir aux ordres, en se murant dans ces quelques mots qu'il prononce comme un mantra. Je préfèrerais ne pas. Non seulement il cesse de travailler, mais il refuse de quitter les lieux...
    José Luis Munuera s'empare de la nouvelle d'Herman Melville dans une adaptation magistrale et porte un regard original sur ce texte, réflexion stimulante sur l'obéissance et la résistance passive.

  • Prénom : Inna T.2 Nouv.

    Ce récit, écrit à la première personne, raconte l'enfance (tome 1) et l'adolescence (tome 2) d'Inna Shevchenko en Ukraine. Il tente de répondre à cette question : pourquoi et comment Inna est devenue cette militante féministe aujourd'hui mondialement connue ?
    En septembre 2008, Inna est reçue à la prestigieuse Université nationale, à Kiev. Elle a 18 ans. Elle entreprend, avec ferveur et détermination, des études de journalisme, avec en elle toujours présente la figure héroïque du journaliste dissident Gueorgui Gongadzé, enlevé et assassiné huit ans plus tôt. Très vite, elle constate et dénonce les ravages de la prostitution chez les étudiantes les plus défavorisées. Peu soutenue dans son combat, elle espère faire entendre plus fortement sa voix en se faisant élire au parlement étudiant. C'est à ce moment-là qu'elle fait la connaissance d'un mouvement naissant en Ukraine, les Femen, précurseur de l'élan de révolte qui, depuis la place Maïdan, secoua toute l'Ukraine en 2014.
    Inna appartient à cette génération, grandie pendant la « révolution orange », qui ose s'affranchir de la souffrance morale et sociale subie par les parents, et qui ressent une urgence vitale, profonde et intime, de liberté, d'égalité et de justice. Une urgence vitale qui ne se démentira jamais.

  • Sur un air de fado

    Nicolas Barral

    • Dargaud
    • 22 Janvier 2021

    Lisbonne, été 1968.
    Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar.
    Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C'est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d'une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours.
    Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d'un gamin venu narguer l'agent en faction. Mais entre le ? ic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinguo. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ?
    Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie...

  • Les enlèvements se multiplient autour de Bakersfield en Californie et l'aînée des filles du banquier Kelley est retrouvée assassinée. Une occasion pour le jeune Matt Monroe, tout juste recruté chez les Pinkertons, la célèbre agence de détectives privés, de remonter la piste de son vrai père, qui n'est autre que Chen Long, le Chinaman de la série d'Olivier TaDuc et Serge Le Tendre.

  • Blanc autour

    ,

    • Dargaud
    • 15 Janvier 2021

    1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l'institutrice Prudence Crandall s'occupe d'une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette " exception " comme une menace. Même si l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des Etats du Nord, l'Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d'une révolte sanglante.
    Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l'école si la jeune Sarah reste admise.Prudence Crandall les prend au mot et l'école devient la première école pour jeunes filles noires des Etats-Unis, trente ans avant l'abolition de l'esclavage. Nassées au coeur d'une communauté ultra-hostile, quelques jeunes filles noires venues d'un peu partout pour étudier vont prendre conscience malgré elles du danger qu'elles incarnent et de la haine qu'elles suscitent dès lors qu'elles ont le culot de vouloir s'élever au-dessus de leur condition.
    La contre-attaque de la bonne société sera menée par le juge Judson, qui portera l'affaire devant les tribunaux du Connecticut. Prudence Crandall, accusée d'avoir violé la loi, sera emprisonnée...La douceur du trait et des couleurs de Stéphane Fert sert à merveille ce scénario de Wilfrid Lupano (Les Vieux Fourneaux), qui s'est inspiré de faits réels pour raconter cette histoire de solidarité et de sororité du point de vue des élèves noires.

  • Le premier tome de "Thérapie de Groupe", "L'Étoile qui danse" (1), mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration.
    Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien" (2), l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était.
    Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (« Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros. »).
    Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport (« De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes. »), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre (« J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous... », distribution de médicaments («la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde.»).
    En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante.
    Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western.
    Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille. Une happy end provisoire en quelque sorte : « Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien . » Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré.
    Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique.
    Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet.
    Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.
    (1) « Il faut du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ». (Frédéric Nietzche) « Le problème avec le chaos en soi, c'est que c'est pas marrant tous les jours. » (Thérapie de Groupe tome 1) (2) « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) « Je découvre que, si je veux trouver les mots pour dire mon chaos, il faudrait que je le conçoive bien. Or par définition si je le concevais bien ce ne serait plus du chaos... » (Thérapie de Groupe, tome 2)

  • Nicolas Keramidas est atteint d'une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l'oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s'emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert. Une expérience angoissante et douloureuse qu'il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C'est à partir de ces notes qu'il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu'à sa sortie définitive de l'hôpital.
    En usant d'humour et d'un savoir-faire acquis aux studios d'animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l'auteur nous fait vivre l'expérience d'une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

  • Champignac T.2 ; le patient A Nouv.

    Mai 1941, le village de Bletchley, dans la banlieue de Londres. Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas, comte de Champignac, est amoureux de la charmante Blair McKenzie. Recrutés tous deux pour aider Alan Turing à décrypter la machine Enigma (voir tome 1), les deux jeunes gens surdoués et incompris de leur famille se sont rapprochés jusqu'à l'idylle.
    Mais la romance est de courte durée car Pacôme reçoit un message codé de scientifiques forcés de participer au programme de recherches des nazis. Une fois le message décrypté, l'identité des malheureux est révélée : il s'agit de Schwartz, un chimiste, et Bruynseelke, un biologiste... Deux amis proches de Champignac !

  • La sirène des pompiers

    ,

    • Dargaud
    • 29 Janvier 2021

    Fin XIXe siècle, Paris. Un peintre pompier, Fulmel, retrouve l'inspiration après sa rencontre avec une sirène qui partage sa vie et qui devient son modèle. Mais les soupçons de cette soudaine inspiration font jaser le monde des lettres et des arts... Une histoire palpitante, pleine de charme et de beauté. Cette réédition à un nouveau format avec une fabrication soignée permet de revenir sur l'un des trésors de la mythique collection « Poisson Pilote ».

  • Ne m'oublie pas

    Alix Garin

    • Lombard
    • 15 Janvier 2021

    La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie.
    Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux...

  • « Moi je crois que plus on s'abîme, plus on est beau ».

    Le drame et la poésie s'invitent naturellement quand est évoquée la figure de cet acteur culte du cinéma français décédé à 35 ans après avoir joué dans 37 films et 27 pièces de théâtre. Un après-midi d'été de l'année 1982, chez lui face à un miroir, il se saisit de son fusil .22 Long Rifle, l'enfonce dans sa bouche et tire. Patrick Dewaere incarne l'idée de l'artiste écorché vif, dévoré par une existence intense et instable. De son enfance complexe et douloureuse, à son ascension en tant qu'acteur en passant par ses rencontres, ses amours et sa mort, ces pages content son histoire. C'est aussi un "voyage"parfois à la limite du fantastique, hanté par la fureur et la mélancolie.

  • Le voyage du commodore Anson Nouv.

    "En 1740, en pleine guerre entre l'Angleterre et l'Espagne, le commodore Anson, à la tête d'une escadre de huit navires et de 2000 hommes, part autour du monde pour imposer la suprématie maritime du Royaume-Uni à la demande du roi George II. Il ignore alors qu'il part pour un périple de 4 ans... Un grand récit historique au souffle épique, magnifiquement raconté et mis en image par les auteurs de Martha Jane Cannary, d'après le récit de Richard Walter, chapelain de l'expédition, paru dès 1748".
    En 1740, le Commodore Anson se voit confier une escadre de 8 navires par le Roi d'Angleterre, George II. Alors que son pays est en guerre contre l'Espagne, il doit aller harceler les colonies espagnoles du Chili et du Pérou, riches en or et en argent, puis capturer le Galion Royal en provenance de Manille dont les cales sont remplies des trésors produits en Asie. Une mission qui l'obligera à faire le tour du monde, en passant par le cap Horn et le cap de Bonne espérance.
    Anson sait, avant même de partir, que cette mission est non seulement dangereuse mais aussi, par certains côtés, complètement irréaliste. Mais avec cette nomination, il se sent porté par le souffle de l'histoire. Hélas, la mission prend, avant même de commencer, six mois de retard : impossible de trouver les 500 soldats valides qui doivent se joindre à l'expédition, la guerre faisant rage. Il faut rappeler les réservistes, les pensionnés ou même, les blessés, quitte à les embarquer sur des brancards...
    Six mois qui leur feront passer le Cap Horn au plus fort de l'hiver... Un combat contre la montre commence alors...

  • Yellow cab

    Christophe Chabouté

    Être taxi à New-York.

    Après 20 ans sur des tournages de films et de séries, Benoît Cohen se sent vidé. L'enthousiasme s'est échappé. L'envie d'arrêter l'écriture et de poser un temps la caméra s'est tout entière emparée de lui. En 2015, cela fait un an qu'il réside à New-York et, pour se nourrir de la richesse de la métropole, il décide de devenir chauffeur de taxi. Dans une école du Queens, il apprend les ficelles du métier, fait la rencontre de ses futurs collègues (tous précaires, tous migrants...) et affronte le labyrinthe administratif qui mène à la licence de Taxi driver. Au volant de l'emblématique Yellow Cab, il arpente big Apple, observe les visages de ses milliers de passagers, discute... et fait régulièrement face aux préjugés qui entourent sa nouvelle profession. Ceux qui entraînent les clients, les flics et la ville entière à le considérer aléatoirement avec passivité, gentillesse ou agressivité...
    Benoît Cohen voulait écrire un film. Pourtant, la matière qu'il extrait de cette expérience sociale le marque profondément et l'amène à emprunter des chemins insoupçonnés. Le projet se transforme en roman autobiographique intercalé de réflexions sur le processus créatif. D'abord édité chez Flammarion, il prend dorénavant la forme d'une sublime bande dessinée grâce à Chabouté. Une aventure sensible, profondément humaine, devenue livre au graphisme époustouflant qui rend un vibrant hommage à la plus célèbre des cités américaines.

empty