Adrian Tomine

  • Alors qu'il n'est encore qu'un jeune garçon plein d'espoir, Adrian Tomine se fait une promesse : il deviendra un jour un grand auteur de bande dessinée, aussi talentueux que John Romita. Mais voilà, comment transforme-t-on un rêve d'enfant en une longue carrière de dessinateur ?
    Avec beaucoup d'humour et d'autodérision, Adrian Tomine revient sur son parcours, un marathon solitaire semé de déceptions, de gaffes et d'humiliations. De la mauvaise critique à la dédicace foireuse, il livre sans fard les moments les plus embarrassants de sa carrière, explorant au passage sa relation conflictuelle avec la bande dessinée et son industrie.
    Pensé comme un carnet de croquis qui prend la forme d'un journal intime, l'ouvrage se fragmente en plusieurs chapitres chronologiques où chaque page utilise le même découpage. Usant d'un dessin épuré et sans couleur, Adrian Tomine bouscule son propre style en supprimant tout enjolivement pour mieux souligner l'honnêteté autobiographique de son propos. Pourtant, on rit volontiers du malaise et de la gêne qui se dégage de chaque situation Cinq ans après la publication de son dernier livre, Les intrus, Adrian Tomine prouve sa capacité à se réinventer en proposant un ouvrage à la première personne, qui témoigne des difficultés et des désillusions rencontrées par les auteurs de bande dessinée. En exposant ainsi sa propre vulnérabilité, il délivre un portrait sincère et parfois douloureux d'une profession en manque de reconnaissance.

  • Les intrus

    Adrian Tomine

    Temps présent et adversité sont les angles immuables des histoires d'Adrian Tomine, qui laissent le sentiment que rien ne changera jamais. Depuis ses débuts, cet Américain d'origine japonaise décline dans sa série Optic Nerve des parenthèses de vie contemporaine, traversées par des hommes et des femmes harassés par leur quotidien. La manière soudaine et presque arbitraire dont s'ouvrent et s'interrompent ces chroniques laisse le plus souvent abasourdi, et concourt à identifier son style si particulier. Car si Tomine décrit des personnages dont la vie se sclérose peu à peu autour d'un quotidien banal, il ne cesse de réinventer son style, faisant évoluer sa grammaire à l'aide d'expériences formelles, comme pour conjurer par l'art un destin qu'il semble redouter pour lui-même. Ce nouveau recueil confirme ainsi son intérêt récent pour la couleur, accompagnant une forme de nostalgie pour la bande dessinée classique et un goût pour les constructions graphiques. Le lecteur passe ainsi d'un récit introspectif à la première personne, illustré par des cartes postales dépeuplées, à un gaufrier extrêmement dense de cinq bandes dans lequel la répétition devient rythmique. Avec l'âge, le cynisme des débuts a cédé la place à une forme d'empathie empreinte d'ironie. Adrian Tomine rejoint ici son influence majeure, Yoshihiro Tatsumi, ce maître de la bande dessinée japonaise qui lui a permis de conjuguer ses deux cultures, le Japon et L'Amérique, le Gekiga et le Comics underground, pour se forger un langage à son image. Un langage qui, loin des effets faciles, déploit les moyens de la bande dessinée pour se consacrer à la peinture la plus juste possible de la condition humaine moderne.

  • Loin d'être parfait

    Adrian Tomine

    Ben Tanaka a des problèmes. Non seulement il est cynique, sarcastique et insensible, mais en plus sa relation avec sa copine se passe mal. Miko Hayashi lui reproche d'être attiré par les femmes blanches parce que justement, il est asiatique. Souffre-t-il d'un complexe sexuel ? Voit-il dans la figure nord-américaine typique le moyen de s'intégrer socialement ? Pendant que Ben reste en Californie, Miko s'enfuit à New York. Leur histoire s'inscrit dans l'Amérique multiraciale et borderline d'aujourd'hui. Un pays imparfait, tout comme eux.

  • 32 histoires

    Adrian Tomine

    À l'âge de 17 ans, Adrian Tomine réalise le premier numéro de sa mini-série Optic Nerve. Au fil des publications, son talent extrêmement précoce s'affirme au point d'attirer le prestigieux éditeur Drawn & Quarterly au Canada et Guy Delcourt en France. Ces histoires courtes sur les petits riens de la société moderne et les tourments sentimentaux des jeunes adultes font mouche immédiatement.

  • Sarah et Adrian décident de se marier. Jusque-là, rien d'anormal.
    Sauf que c'est le début des ennuis : il faut plaire à sa famille, à la belle famille, prendre des cours de danse, supporter des blagues potaches, éviter de s'étriper sur le nombre de petits fours, etc.
    Une série de vignettes amusantes dans laquelle Adrian Tomine capture avec talent ces petits riens qui font de la préparation d'un mariage un moment inoubliable.

  • Blonde platine

    Adrian Tomine

    Un écrivain retrouve une camarade de lycée et s'embarque dans un flirt sans lendemain ; un garçon complexé s'emmêle les pinceaux dans une improbable opération de séduction ; une jeune femme solitaire invente des canulars dans l'espoir de rencontrer quelqu'un ; un étudiant soupçonné d'homosexualité s'initie au sexe grâce à une jeune fille facile. Quatre nouvelles pour une bande dessinée audacieuse et novatrice.

  • Un lycéen retrouve une ancienne petite amie et discute avec elle dans une station service, la nuit. Une dame âgée fait sa pause-déjeuner en mangeant un sandwich dans sa vieille Cadillac. Une jeune femme répond aux attentes de son «boyfriend» qui l'enjoint de dire des cochonneries au téléphone.
    De courtes nouvelles (de une à onze pages). Des récits sobres et délicats qui composent une image ultra réaliste de la vie moderne.

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