Policier & Thriller

  • L'été circulaire

    Marion Brunet

    Fuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne : Jo et Céline, deux soeurs de quinze et seize ans, errent entre fêtes foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la région. Trop jeunes pour renoncer à leurs rêves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.
    Mais, le temps d'un été, Céline se retrouve au coeur d'un drame qui fait voler en éclats la famille et libère la rage sourde d'un père impatient d'en découdre avec le premier venu, surtout s'il n'est pas « comme eux ».
    L'été circulaire est un roman âpre et sombre, portrait implacable des « petits Blancs », ces communautés périurbaines renfermées sur elles-mêmes et apeurées. L'écriture acérée, la narration tendue imposent d'emblée le talent de Marion Brunet.

  • Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.
    Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans.
    Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg (L'Homme aux cercles bleus, L'Homme à l'envers) s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?
    Avec Les Quatre Fleuves, deux artistes ont dialogué pendant plus d'un an pour offrir au lecteur un roman d'un type inédit. Le pinceau et la plume magiques de Baudoin, en donnant un visage aux personnages, en explorant formes, rythmes et mouvements, exaltent la «singularité du style et de l'univers littéraire, l'humour ravageur, et la subversion du regard» caractéristiques de l'oeuvre de Fred Vargas.
    M. Abescat, Le Monde

  • 14 nouvelles de l'auteur du célèbre Last exit to Brest. Évoquant tant le travail de la police que les ambiguïtés de l'auteur de roman noir, dessinant des portraits de personnes cassées, dépossédées ou désabusées, ces nouvelles sont puissantes et claquent dans la nuit.

  • Joblard veut se foutre à l'eau, ce qui ne veut pas dire qu'il va arrêter de boire ! Au bord du canal de l'Ourcq il recompte la mitraille qu'il a dans les poches et fait le bilan de sa vie, total : 2,20 €. De quoi se payer un demi. Décidément ça serait dommage de quitter ce bas-monde sans se jeter le « Der ». Bien mal lui en prend, son envie de boire va l'entraîner dans une longue succession de déboires. En effet, la « Chôse » réapparaît et avec elle des Russes, des flics, des cadavres et une belle ribambelle de clampins... On a beau vouloir en finir avec la vie, c'est toujours elle qui a le dernier mot.
    Hilarant, émouvant, attachant, minable, Joblard va rentrer dans vos vies par la fenêtre et vous allez l'adorer. Cachez quand même les bouteilles.
    Avec Joblard, découvrez le chaînon manquant entre Bukowski et San-Antonio.

  • La République est en danger. Enfin le quartier de la République. La misère pullule, la crasse s'installe, le Pôle Emploi est saturé... Le cour de la capitale est gangréné. C'est en tout cas l'opinion de Jean-Louis Neheur, un jeune commerçant dynamique qui va tenter de remédier au problème. Misère et affaires n'ont jamais fait bon ménage, il est temps de mettre un coup de clean. La mort commence à s'abattre aveuglément, d'abord sur les plus démunis, bientôt sur les notables. La police est sur les dents et croit tenir son coupable : Étienne Joblard. Ce pauvre Joblard qui une fois encore va devoir mener sa propre enquête pour prouver son innocence. Quelle purge d'avoir à sauver sa peau quand on n'attend plus rien d'autre de la vie que de la finir peinard au coin d'un zinc. Mais Joblard aimerait bien profiter de l'occase pour prouver une bonne fois pour toute que, bordel ! la misère n'est pas un crime. Comme il le dit : « Certains sont nés sous une bonne étoile, moi j'ai dû naître pendant une éclipse ».



    Jean-Marc Royon est né en 1972. Très tôt réfractaire à l'effort et à l'autorité il abandonne Hypokhâgne pour se faire comédien. Usant la patience des uns et usé par les projets des autres, il décide de devenir l'interprète de ses propres envies. Après avoir vécu l'aventure du CAES pendant dix ans, il écrit et joue notamment la pièce Mazout et Neutron pendant les dix années qui suivent. Il participe par ailleurs à l'aventure de la Coterie. On l'aperçoit aussi à l'Odéon avec Têtes Raides autour de Jean Genet, dans un film de Virginie Despentes, des pièces du Théâtre du Festin, ou encore en collaborateur de Didier Super. La quarantaine bien sonnée, il s'est mis à écrire. Il est l'auteur de deux romans (Joblard et sa suite), de nombreuses nouvelles, certaines pour AAARG!, et de quelques chansons.

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